vendredi, 19 décembre, 2025

Afin de redéfinir l'avenir de la bioéconomie nordique, Norra Skog a officiellement soumis sa réponse à la consultation au gouvernement suédois concernant l'enquête historique sur les forêts, Une politique forestière robuste pour une gestion active des forêts (SOU 2025:93)Représentant plus de 27 000 propriétaires forestiers dans le nord de la Suède, l’association a salué le rapport comme une « étape attendue depuis longtemps » vers la sécurité juridique et la clarté structurelle dans un secteur souvent en proie à des changements réglementaires constants.
L'enquête, menée par l'enquêteur spécial Göran Örlander, arrive à un moment critique. Alors que l'Union européenne renforce ses directives environnementales, la Suède, membre éminent de l'UE, se trouve confrontée à des défis majeurs. sylviculture Cette puissance économique cherche à concilier sa longue tradition forestière avec les exigences modernes en matière de biodiversité, de résilience climatique et de préparation nationale.
L'un des piliers les plus importants du rapport SOU 2025:93 est la proposition d'introduction d'un objectif de production plus clair Dans la politique forestière suédoise, les objectifs environnementaux ont historiquement fait l'objet d'un suivi et d'une quantification rigoureux, tandis que les objectifs de production de bois sont souvent restés flous.
Norra Skog soutient que cette approche « unilatérale » a engendré un déséquilibre. Selon Jonas Eriksson, responsable des adhésions chez Norra SkogUn objectif de production défini n'est pas une atteinte à la conservation de la nature, mais une condition préalable à la transparence.
« Un objectif de production ne consiste pas à opposer la production à l'environnement ; il s'agit d'avoir une vision d'ensemble. » Eriksson a déclaré. « Si nous voulons prendre des décisions éclairées concernant l’exclusion de certaines zones forestières de l’utilisation, nous devons comprendre les conséquences directes sur l’approvisionnement en matières premières, les emplois ruraux et les bénéfices climatiques globaux. »
En accordant à la production le même statut qu'aux indicateurs environnementaux, l'association estime que les propriétaires forestiers disposeront enfin des « règles du jeu à long terme » nécessaires pour investir dans les cycles de croissance de 60 à 80 ans typiques des forêts boréales.
L’industrie forestière est actuellement au cœur d’un débat mondial passionné : les forêts sont-elles plus précieuses en tant que « puits de carbone » (arbres sur pied) ou « sources de carbone » (produits du bois) ? La réponse de Norra Skog met en lumière une avancée scientifique susceptible d’apporter la réponse.
Le rapport met en lumière les nouvelles Norme ISO 13391, qui offre un cadre global pour calculer la contribution totale d'une forêt au climat. Contrairement aux modèles précédents qui se concentraient presque exclusivement sur le puits de carbone de la forêt, cette norme internationale prend en compte :
« Cela renforce le rôle de la foresterie dans la transition écologique. » dit Eriksson. « Grâce à une méthode scientifique viable à l’échelle internationale, nous pouvons enfin démontrer que la gestion active des forêts est un outil climatique plus efficace que la préservation passive. »
Pour de nombreux propriétaires de forêts privées du Jämtland et du Norrbotten, les règles imprévisibles autour protection des espèces— notamment en ce qui concerne les habitats des oiseaux — ont suscité d'importantes inquiétudes juridiques. Norra Skog a salué la proposition de l'enquête visant à harmoniser la réglementation suédoise avec celle de la Suède. Directive de l'UE sur les oiseaux plus efficacement.
Le rapport propose une définition plus claire de ce qui constitue une « perturbation inadmissible », rompant ainsi avec les interprétations vagues qui ont par le passé engendré des batailles juridiques coûteuses et des interdictions de récolte. Cette harmonisation est perçue comme une étape cruciale pour garantir que la foresterie suédoise ne soit pas « surréglementée » par rapport à ses voisins européens.
Les forêts boréales du nord de la Suède sont confrontées à des défis uniques, allant d'une croissance plus lente à la menace croissante des ravageurs et à la volatilité du climat. Norra Skog a appelé à un accroissement des investissements dans recherche sur la gestion forestière et les techniques de régénération.
Par ailleurs, l’association exhorte le gouvernement suédois à adopter une position plus stratégique et proactive à Bruxelles. Le message est clair : la Suède doit défendre son modèle de gestion forestière active et veiller à ce que la réglementation européenne tienne compte des réalités écologiques et économiques spécifiques du Nord.
Alors que la période de consultation touche à sa fin, Norra Skog fait pression sur le gouvernement suédois pour que ces propositions soient adoptées sans délai. L'association soutient que le secteur forestier fournit les matières premières nécessaires à un avenir sans énergies fossiles, mais que ce potentiel ne peut être pleinement exploité que si les propriétaires ont la certitude de leur droit d'utiliser et de gérer leurs terres.
« La Suède a besoin d’une politique forestière à long terme, compréhensible et juridiquement sûre. » Eriksson conclut. « C’est le moment de passer des paroles aux actes. »
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Tags: Forêt active Suède, Gestion des forêts boréales, effet de substitution du carbone forestier, Politique forestière de Norra Skog, Approvisionnement durable en matières premières, Règlementation de l'Agence forestière suédoise, Objectifs de production de bois suédois
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